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Cher(e)s Bloggeurs,

Nous avons l'honneur de vous acceuillir sur ce blog qui a pour modeste ambition de vous présenter les évènements politiques, sportifs, culturels ou de quelques sorte qu'ils soient et de vous les dévoiler tant que possible dans une approche et dans une interprétation originale.
L'un des objectifs primordial de ce blog, en plus de donner nos impressions, (qui restent purement personnelles) est de vous faire réagir sur ces articles et les évènements qu'ils relatent.
Vos reactions, vos commentaires seront autant de pierres apportées au débat. N'hésitez pas à nous soumettre vos articles, que nous publierons avec plaisir.

Nous remercions également tous les commentateurs et en particulier Franck Hasselin, Choustouf, Il a Rit, Daequin Fourberadis, Adjanès et Lady Darkness pour leurs articles.

Envoyez nous vos articles : mynewsfactory@yahoo.com


Bon surf et bonne lecture.
 

Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 01:57
Toute l'équipe de la News Factory vous souhaite une trés bonne et heureuse année 2006.

Par The News Factory - Publié dans : My Story Factory
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Lundi 19 décembre 2005 1 19 /12 /Déc /2005 00:00

Conte du berger

Le berger allait traire les brebis chaque matin. Toutefois dans son travail, il laissait trois jours de repos la semaine à son troupeau. Et les brebis étaient reconnaissantes et donnaient plus de lait encore.

Un jour le berger était descendu à la ville pour faire le marché. Comme il passait devant un temple, il remarqua des dizaines de moines et d’hommes pieux assoiffés qui n’avaient rien à boire. Il passait ensuite sur la place et vit que l’eau de la fontaine était polluée. Plus tard quand il rentrait chez lui, il voulut boire au puits, mais il se rendit compte que l’eau du puits était insalubre. Comme il pénétrait dans sa demeure, il regarda ses brebis. Celles-ci étaient contentes de le voir rentré, mais l’homme était pressé de se déchausser, et elles le virent s’éloigner en se frottant les mains…

Le lendemain, l’homme vint traire ses brebis et celles-ci étaient heureuses de lui donner leur lait. Le sur lendemain, l’homme vint traire ses brebis, et celles-ci étaient heureuses de lui donner leur lait. Le jour d’après, l’homme vint traire ses brebis, et celles-ci étaient heureuses de lui donner leur lait, heureuses mais fatiguées.

Et de toute la semaine, l’homme ne laissa aux brebis aucun jour de répit, venant et revenant les traire jour après jour. Le soir de la pleine lune, comme elles tenaient leur conseil, la plus vive des brebis dit qu’elle avait remarqué que l’homme quittait de plus en plus souvent le champ pour la ville, et les brebis commençaient à s’affoler. La deuxième semaine l’homme continuait son manège sept jours durant. A leur conseil, les brebis étaient exténuées. Ce fut encore la plus éveillée d’entre elles qui dit que quand l’homme descendait, il avait deux seaux de lait, mais quand il remontait, il n’avait plus de seaux mais des pièces d’or plein les mains. Tout d’un coup, les brebis voyaient se substituer à l’amour que le berger leur portait l’appas du gain de ces pièces jaunes. Et les brebis ne savaient plus quoi ressentir, entre l’incompréhension et la colère.
Le lendemain l’homme vint traire ses brebis, mais celles-ci ne donnaient plus de lait, comme asséchées par la stupeur qui les avait parcourues. Il attendit quelques jours, mais ses brebis ne donnaient toujours pas de lait. Il attendit quelques semaines, mais ses brebis ne donnaient toujours pas de lait. Au bout d’un mois, l’homme avait dépensé tout son pécule.

Il n’avait plus d’argent, et ses brebis ne donnaient toujours pas de lait. Il avait faim et il se dit « Quand les brebis ne donnent plus de lait, il n’y a plus besoin d’un berger pour les traire. » Alors l’homme décida de descendre en ville pour vendre ses brebis.

Il avait soif mais vit que l’eau du puit n’était toujours pas bonne. La malédiction qui semblait planer sur lui planait également sur cette maudite ville se dit-il. Il arrivait en ville avec ses brebis, mais celles-ci étaient épuisées. Sur la route, deux d’entre elles avaient déjà lâché. Il vendit ses brebis pour une bouchée de pain car celles-ci étaient très maigres et aussi parce qu’il avait très faim. Il allait ensuite acheter un bout de viande et une bouteille de lait. Le pauvre homme n’avait plus rien et il décidait de rentrer. Comme il remontait le chemin, il fut bousculé par des gens qui couraient. Il y avait un attroupement devant la fontaine. Les pauvres du village levaient les mains au ciel et criaient  « Béni soit le seigneur, l’eau de la miséricorde coule à nouveau !». Alors qu’il passait devant le puit il vit les femmes et les enfants avec des seaux. Et les femmes levaient les mains au ciel et criaient « Béni soit le seigneur, l’eau de la miséricorde coule à nouveau ! ». Enfin, en passant devant le temple, il vit les moines en prière et les hommes pieux rassasiés, et les hommes pieux levaient les mains au ciel et criaient : « Béni soit le seigneur, l’eau de la miséricorde coule à nouveau ! ». Quand il arriva chez lui, il était à bout de souffle. Son premier réflexe fut de chercher ses brebis, mais il n’y avait plus personne dans l’enclos vide. Il prit le morceau de viande qu’il avait acheté et se rendit compte que la viande n’était plus bonne. Il prit la bouteille de lait, et vit, que le lait avait tourné. L’homme prit ses deux mains et se mit à pleurer. Le soir, la lune était pleine et l’homme avait faim et soif. Il réclamait la pitié, mais il n’y a pas de miséricorde pour les mauvais bergers

Edjanès

Par Edjanès - Publié dans : My News Factory
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Lundi 19 décembre 2005 1 19 /12 /Déc /2005 00:00

« Comment les systèmes pondent » Daniel Jouxtel, Editions Du Pommier

 

 

Commencer un livre, c’est à chaque fois une nouvelle aventure… Partir comme en expédition et ne pas savoir si la compréhension sera au bout du chemin. Lire, ne pas comprendre, lire encore, mais sans toujours  ne saisir le sens des mots. Alors renoncer et arrêter sa lecture… Ou bien continuer malgré tout. Et puis d’un coup d’un seul, la lumière surgit en chemin, le questionnement de soi puis le doute vis-à-vis de l’auteur, « mais que veut-il dire au juste », et puis finalement l’étincelle jaillit

 

Il est des livres qu’on dévore tel un bibliophage, comme un met qu’on ne peut apprécier d’emblée, mais quel plaisir à la troisième bouchée, quand on croit comprendre. Allez, du coup une page ou deux encore, et puis la lumière se fait irradiation, clairvoyance, comme si les mots que l’on lit auraient pu, auraient du, être écris de sa propre main, sortir de sa propre bouche, avant même de les avoir lu.

 

Enfin un ami, quelqu’un qui pense comme soi, le livre est un ami. Ne pas savoir et tout soudainement voir la réalité se révéler sous d’épais tissus brumeux qui se dérobent. Enfin avoir trouver quelqu’un à qui parler, dommage que ce ne soit qu’un livre et qu’il ne puisse répondre. Que ne vouloir l’étreindre et le serrer lui qui partage tant avec soi. La lumière est venue chemin faisant, progressivement, et enfin il existe un mème à sa portée. Dans le royaume des mèmes, les livres sont rois car eux seuls vous ressemblent à ce point que si vous êtes toujours en accord avec eux, ils ne vous contrediront jamais. A la recherche des mèmes les pages se ressemblent mais étonnent, détonnent, toujours plus.

 

La compréhension se fait elle-même réplicateur, de ceux qui poussent vers le mème. Une fois compris ce mème,  on achèterait bien tous les ouvrages dont parle l’auteur, comme ça, juste pour voir. En effet en plus d »’ouvrir à une compréhension inédite et fantastique, le livre de Daniel Jouxtel est un merveilleux et riche thésaurus. Quel plaisir de se voir enfin compris et de trouver dans cette même voix un écho renvoyer au monde mème où l’on a feuilleté ces pages. Ce même productif nous retourne le même créateur et prolixe avide de compréhension et de lecture, source de lumière. On se dit, enfin, malgré tout heureusement… S’enrichir en lisant un ouvrage, du pareil au même, l’ouvrage de Daniel Jouxtel, au titre évocateur pour tous ceux qui se sont toujours posé la question de savoir de la poule ou de l’œuf qui était le premier, est de ceux là. En renseignant utilement par son introduction à la mémétique, notion encore inconnue à beaucoup d’entre nous et ignorée sinon snobée de bien des universitaires mais pourtant au cœur de la compréhension, ce livre aide à décoder non pas une nouvelle grille de lecture institutionnelle des comportements sociaux, mais une liste d’éléments propres et nécessaires à fonder la sienne propre et personnelle. Il renseigne sur des pistes biblio graphiques essentielles à l’approche d’une notion aussi complexe bien qu’au fonds fondamentalement simple que la mémétique, Comment les systèmes pondent est un livre prescripteur qui incite les critiques à se construire et la pensée à émerger.

 

Définitivement, s’il y a un livre que vous devriez acheter en premier cette année, ne serait-ce que pour la richesse des pistes qui y sont proposées, c’est à cet ouvrage qu’il faut penser.

 

 

Edjanès

 

Par Edjanès - Publié dans : My News Factory
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